Art au Centre Liège - Parcours d'expositions d'art contemporain

Diane Gaignoux
Porte-voix
Art au Centre 08.10 — 31.12.2020
46 rue Cathédrale, Liège

 

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

Découvrir l'artiste ➔ Diane Gaignoux

➔ Acquérir une œuvre

Art au Centre Liège #4

Walter Benjamin note que l’on assiste à une hellénisation de l’imaginaire utopique alors appliqué aux rues-galeries vers 1830: les façades bien alignées d’une Antiquité sublime cachent le chaos de la grande ville naissante. C’est à ce moment que Fourier fait construire les premiers passages à Paris. Le style y est empire. 

La fantasmagorie des passages plonge dans un passé mythique en combinant des symboles intemporels. Ce sont les prémices de l’expérience contemporaine du shopping et du mall.
« Le mall est sans doute l’exemple contemporain le plus frappant de ce que nous entendons dans ce livre par fantasmagories, lieux clos saturés d’imaginaires, « rêvoirs collectifs » (...) » (p.8, Fantasmagories du Capital, Marc Berdet). 

Les « window displays » sont constituées comme des environnements oniriques. La vitrine prend alors le rôle de boite à rêve, comme celle du cinéma ou du spectacle. 

Ma proposition scénique pour vitrine est constituée d’éléments qui rappellent cette utopie hellénistique par la présence du drapé. Les vases-faces et visages mous sortent d’un monde irréel et surréaliste. Ils entrent en scène sur cet espace comme dans une tragédie grecque. 

Ce sont des personnages, des statuaires. Per-sonare. 

Ce sont aussi des réceptacles comme des corps possibles. Des mues abandonnées, dans l’attente d’un intéressé. Des résidus de jeux de théâtre. Des espaces à habiter, à faire résonner. 

Cette galerie de portraits se laisse voir comme une collection de possibles porte-voix. Le flaneur est l’acteur, quelle face vais-je arborer aujourd’hui?
Comme toutes les boutiques de possibles soi. 

On met un visage sur son visage. 

Justine Court
Réfléchissez pour moi, je réfléchirai pur vous 
Art au Centre #4 
08.10 — 31.12.2020
46 rue Cathédrale, Liège

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

➔ Acquérir une œuvre de Justine Court

Art au Centre Liège #4

Justine Court crée un monde autofictionnel dans lequel les objets deviennent des acteurs avec leurs propres personnalités. Sans leurs teintes feutrées, leurs émaux brillants, leurs détails et leurs formes erratiques, ils ne seraient que des objets fonctionnels – des pots, des assiettes, des vases, des chandeliers – mais les apparences peuvent être trompeuses : chaque sculpture prend vie dans ce sombre conte de fée que Justine Court établit. Les profondeurs de l’imagination humaine trouvent refuge dans de grands sentiments tels que la mélancolie, la fragilité et la fierté – des émotions très liées au corps. Les gorges ouvertes, les lèvres pulpeuses, les anses sensuelles couvertes de bijoux trahissent leur vacuité et leur côté exhibitionniste. Justine Court tente d’instaurer un non-lieu, un environnement suggéré qui apparaît hors du temps. Pour cela, elle dessine et s’inspire d’images cinématographiques teintées d’un romantisme noir de Jean Cocteau et Dario Argento, pour ne citer qu’eux. 

Réfléchissez-pour moi, je réfléchirai pour vous, flotte dans un bain de nostalgie dans lequel l’anthropomorphique et le domestique fusionne dans la céramique, le verre ou les métaux. L’élément récurrent du miroir est le symbole ultime de la vanitas et de l’intimité. Le miroir est médiateur : nous imaginons nous voir mais nous sommes en réalité face à un grand manque de perception de soi-même.

Ines Claus
Chiens perdus avec collier
Art au Centre  #3 09.06 — 31.08.2020
1 rue Saint Paul, Liège

 

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

Œuvres disponibles ➔ Viewing room

Art au Centre Liège #3
Une femme en costume bicolore marche entourée d’ornements rouges accompagnée d’un chien sortit d’un tableau d’une autre époque. Un chien se cache sous une nappe à trèfles tandis que son collier plane au dessus de sa tête. Le « Poivre et sel » se baladent. Des frises emmêlent les colliers tourbillonnants, mais ou est passé l’animal domestique ? 
D’une démarche qui fait le trait d’un dessin sur papier, Ines Claus semble venir à notre rencontre pour nous parler avec ses mots revêtis d’objets. De la presque affiche peinte, en passant par l’édition, jusqu’à l’installation, elle y montre l’importation d’un rêve commun, d’une culture contrastée par le cheap’n’chic. L’artiste collecte des livres, de belles images qui lui inspirent des supports logiques de présentation. 
Sa méthode vient extraire un élément et/ou une attitude capturés à la réalité, pour les rapporter à une évidence simple. Un aplat chromatique, un collage, cette étude d’imbrication cherche un aphorisme objectal, que Ines Claus soustrait à une fascination pour les langages visuels propres à la publicité, au design mobilier et à la mode. Ainsi la quintessence d’un Gucci qui représente la forme d’une élite, ici convoité par une substance qu’est le peuple, crée un motif proche de la pop culture qui défile devant elle. L’objet de convoitise prend alors une attitude, il devient un personnage, un presque animisme, et s’hybride dans une esthétique propre à la manière dont l’artiste lit son environnement. Un chien, puis son collier qui forme autre chose que son utilité originale, une paire de chaussure avec un détail qui cloche, simplifiés par la technique picturale de l’artiste, deviennent un axiome, traduisant un dandysme presque californien au sein d’une Belgique populaire. Ces symboles sociaux s’unissent alors, en une matière narrative qui change le sens commun de ce qu’on a l’habitude de voir, et qui charge son travail d’une veritable lecture de nos comportements et de nos perspectives sociales et culturelles. 

Axel Korban 

Jot Fau
La Lionne blessée
Art au Centre  #3 09.06 — 31.08.2020
63 rue Cathédrale, Liège

 

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

L’installation est composée d’une structure en bois rudimentaire évoquant un lit de camp. Déposé en drapé sur la structure, un voile de coton est divisé en une série de compartiments. Ceux-ci s’apparentent à une étale sur laquelle serait mise en avant la figure d’une lionne blessée. Sur le tissu le fauve est représenté de multiples fois et d’une multitude de manières. C’est par le moyen de la broderie que ces dessins prennent forme. La construction et la déconstruction de l’image originale 1 crée une sorte de motif, évoluant de compartiment en compartiment. Creusant ainsi à travers ces séquences la représentation du corps de la lionne, (dé)formé par la douleur. 

Le bas-relief datant de la période antique Assyrienne qui a inspiré ce travail montre l’animal, blessé lors d’une scène de chasse. Entre force et fragilité, douleur et résistance. La moitié de son corps est debout, robuste et coriace. L’autre moitié traîne par terre, rudement atteinte et presque anéantie. Cette scène de chasse déchirante dévoile un corps solitaire, qui se meut intensément entre vie et mort. La Lionne Blessée – The Blessed Lioness.
Ces deux phrases-sœurs sont brodées sur le voile de coton, parmi les différentes représentations du félin. La traduction erronée 2 permet de décaler le regard en replaçant la lionne dans un contexte plus large. En inversant la tendance pour l’entourer d’espoir et d’une impulsion divine, laissant davantage de place à la moitié forte et résistante de son corps, et par conséquent à la vie même. Au rayon Pêche et Chasse de l’ancienne animalerie Humblet, on pouvait acheter des lits de camp. De manière récurrente, l’objet ou l’image du lit revient dans le travail de Jot Fau. Le lit évoquant une forme de réparation d’un corps que l’on peut imaginer épuisé ou blessé. Le lit de camp l’intéresse d’autant plus, car elle l’imagine sans propriétaire. Tel une forme libre et primaire qui aurait pour mission d’accueillir un grand nombre de corps dans le besoin. 

Antoine Carbonne
L'île mystérieuse
Art au Centre #2 06.02 — 30.04.2020
 

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

Reclining figures in a landscape, 145x145cm, huile et spray sur toile, 2019
Stalker, 135x135 cm, huile et spray sur toile, 2017-18
Sunset, 195x130cm, huile sur toile, 2013-14
Sculpture 1 Smartphone, gouache sur plâtre, 2018
Sculpture 2, Mon oeil, gouache sur plâtre, 2018

 

Demande d'information

 

Antoine Carbonne aime se saisir des situations quotidiennes, travaillant à partir d’images récoltées par ses soins ici et là dans une relation directe au réel. Où celui-ci fait l’objet de toutes sortes de transformations et de décalages, c’est dans la manière qu’a l’artiste de les saisir, voire de les recomposer pour leur inventer une autre spatialité et une autre temporalité. Il en résulte une image peinte inédite, qui gagne son identité de la collusion entre mémoire, imaginaire et vision intérieure. Tous les sujets se prêtent à son jeu, aussi constitue-t-il une œuvre comme un livre d’heures contemporaines, subjectives, parfois idéalisées. - Philippe Piguet 

 

Antoine Carbonne
Né en 1987, Paris. Vit et travaille à Paris et Bruxelles. 

Diplôme national d’Arts plastiques aux Beaux-Arts de Paris, 2009


Parmi ses expositions : Soft Speed, BCD, Bruxelles 2019 (solo) / Salon, MhKA, Anvers 2019 / La piste romantique, Cdlt+, Liège 2019 (solo), The Floor is Lava, Virginie Louvet, Paris septembre 2018 (solo) / Génération Brussels, Espace Vandenborgh, Brussels Gallery Weekend 2018 / Judas, Attic,Bruxelles juin 2018 (solo) / Cryo de Maya de Mondragon, De la Charge, Bruxelles 2014 / Xchange Xhibition,Time Square Gallery, Hunter College, New York City 2009 

Naomi Gilon
Pas courant
Art au Centre #2 06.02 — 30.04.2020
 

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

 

Demande d'information

 

Naomi Gilon travaille essentiellement sur l’idée d’hybridation des formes et des sujets dans un environnement, qui lui est propre, et qu’elle situe entre le réel et l’imaginaire. Pour ce faire, l’artiste manipule tout type de matériaux (simili cuir, fourrure, capot de voiture, réservoir de moto, plâtre, béton, terre glaise) qu’elle investit dans la réalité souhaitée. Telle une photographie, elle n’imite pas la réalité, elle la réinvente. Une fois les matières manipulées, elle les recouvre de matériaux synthétiques ou crée des additions d’éléments.

La culture populaire est largement exploitée dans le travail de l’artiste et vient nourrir son imaginaire. Nous plongeant dans un univers décalé, presque inquiétant dans lequel elle aborde, par exemple, le thème du monstrueux avec des objets élégants, qui selon elle, laisse entrevoir une facette différente de l’Être actuel. L’artiste désire que chaque pièce bien qu’individuelle et unique, communique avec les autres afin de démontrer le rapport de dépendance qui existe entre l’objet, le sujet et l’environnement. La pièce, qui a une présence forte, agit sur l’environnement du sujet qui lui-même l’interprète et le modifie selon son imagination. Naomi Gilon conçoit de nouveaux espaces, entre réel et imaginaire, par le biais de l’expérience du sujet, qui lui- même réinterprète l’environnement. Ce processus, à la fois conscient et inconscient, crée un régime d’images particulier. Ces dernières définissent son travail. 

Naomi Gilon
1996, Arlon, BE, vit et travaille à Bruxelles
Diplômée en master peinture à l’ENSAV La Cambre, 2018

Parmi ses expositions récentes : 2019 : RSVP, Cdlt+, Liège (SOLO) / Snails for Eyes, Kingsgate Road, London (UK) / INT/EXT, Encore Brussels (B) w. ALICE Gallery / Biënnale van België/ Biennale de Belgique, Floraliënhal, Ghent (B) / Imbroglio (or the ability to incorporate possibilities), Like A Little Disaster, Polignano a Mare (I) / GO! 2019 - Parcours Jeunes Artistes de Mons, BAM, Mons (B) / 2018 : 13X18 cm, Gallery Cdlt+, Liège (B) / MARGINALIA, STOCK and InDeRuimte
Leiepark, Saint-Denis-Westrem (B) / 
SALUT FRERO ÇA VA ?, LUIS LEU, Karlsruhe (DE) / Hypertrophy, Coherent, Brussels (B)

Tatiana Defraine
Don't get me Wrong
Art au Centre #1 03.10 — 31.12.19
 

  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image
  • gallery-image

I'm acting so distracted, huile et pastel gras sur toile, 140 x 100 cm 
I split like light refracted, huile et pastel gras sur toile, 140 x 100 cm 
You say hello and I take a ride, huile et pastel gras sur toile, 140 x 100 cm 

Demande d'information

 

Don't get me wrong
If I'm looking kind of dazzled I see neon lights
Whenever you walk by
Don't get me wrong
If I come and go like fashion I might be great tomorrow But hopeless yesterday.

Les prétendantes 

Tatiana Defraine
1986, Bordeaux, FR, vit et travaille à Bruxelles
Hochschule für Gestaltung, Offenbach/Main, Allemagne, 2012
DNSEP École des beaux-arts de Bordeaux, France, 2011

" Tatiana Defraine pratique une pop expressionniste qu'elle réalise à partir de pubs arrachées à des numéros de Vogue. Les silhouettes autrefois élégantes, caricaturées par la craie grasse deviennent des figures grotesques et grimaçantes. Tatiana refait le portrait à ses mannequins, elles assistent au défilé des spectateurs qui viennent les admirer, elles se posent en actrices. Elles chuchotent, elles racontent, elles oublient où elles sont et pourquoi et comment elles sont arrivées là. Ces toiles ouvrent grand les yeux sur un monde de futilités tout en nous interrogeant dessus, nous présentant une féminité drôle, arrogante et décomplexée. » Deborah Bowmann

Parmi ses expositions récentes : 2019 : Halfway House (collective), EXILE gallery, Vienne, Autriche / Temple sous les palmiers (collective), La Villa Noailles, Hyères, France / This is a love song, Deborah Bowmann, (avec Romain Juan), Bruxelles, Belgique / 2018 : CHAT CHAT, L’ascensore, (avec Romain Juan), Palerme, Italie / Lancement de Temple magazine (collective), Glassbox Paris, curatrices : Anaïs Allias et Margaux Salarino, Paris, France / Fondation Privée du carrefour des arts (collective), Maison des artistes d’Anderlecht, Bruxelles, Belgique

Romain Juan
Sans titre
Art au Centre #1 03.10 — 31.12.19
 

  • gallery-image
  • gallery-image

 

Demande d'information

 

Romain Juan
1984, Beaumont sur Oise FR, vit et travaille à Bruxelles
Master en Art Visuel, Head Genève, Suisse 2015
DNSEP, École des Beaux Arts de Bordeaux, France 2012

Romain Juan, à ses débuts, bricolait de grandes structures en bois de récupération, des objets baroques à la pauvreté fragile. Dorénavant, ses ensembles d'objets amateurs d'histoires, de factures et provenances variées, jouent sur un paradoxe tragicomique empruntant formes et gestes à l'art mais aussi à la culture populaire, ce dont témoignent les recherches de l’artiste sur la folk-music et le stand-up comedy.

Parmi ses expositions récentes : 2019 : roi nu, Espace Moss, Saint Gilles, Belgique  / Sauf si il pleut, Pierre Poumet, Bordeaux, France / 2018 : Happy Socks, W139, Amsterdam, Pays-Bas  / Romain, MAAC, Bruxelles / This is a love song (avec Tatiana Defraine), Deborah Bowmann, Bruxelles / Les Pissenlits (collective), curated by Rectangle, Greylight project, Bruxelles / 2017 : Le succès est de survivre, Komplot, Bruxelles / 2016 : If I'm so proud of my clothes it's because I have nothing to say, Art Genève, Geneve, Suisse